
Alors que les nouvelles autorités à Damas sont occupées à polir leur image devant le capital mondial et à rechercher des contrats de « reconstruction » néolibérale, nos familles dans la campagne orientale de Daraa se noient dans les marécages de la pollution et de l’abandon.
Les rapports provenant des localités de Ma’raba, Al-Jizah et Ghasam font état d’agressions et de sabotages de grande ampleur ayant touché la conduite principale d’égout, entraînant des fuites d’eaux contaminées dans un silence suspect des instances qui se sont autoproclamées tutrices de la « Révolution ». Cette détérioration n’est pas une simple panne technique, elle est le reflet de la politique du « Thermidor syrien » qui méprise les zones appauvries et laisse les infrastructures s’effondrer, tandis que les fonds affluent pour protéger les intérêts de la nouvelle élite dirigeante.
Avec l’enregistrement de cas antérieurs d’hépatite A, les jeunes hommes et femmes de Daraa font face aujourd’hui à une exigence de lutte : un pouvoir qui ne garantit ni eau propre ni assainissement sûr est un pouvoir hostile aux masses. Nous, au sein du Parti de la Gauche Révolutionnaire en Syrie, joignons notre voix à celle de notre peuple qui réclame une intervention immédiate, et nous affirmons que la solution ne réside pas dans l’appel aux « organisations », mais dans l’organisation populaire pour arracher les droits aux services des griffes des seigneurs de guerre et des profiteurs de crises.
Le Comité de Rédaction
