
Une fois de plus, le pouvoir Tarmidorien choisit de faire porter le coût de ses politiques ratées aux catégories laborieuses et travailleuses, à travers la décision de hausser les prix de l’électricité qui aggrave les souffrances de la population et approfondit la pauvreté. Dans un pays où des millions de travailleuses et de travailleurs vivent au seuil de la subsistance, cette décision devient une nouvelle forme de pillage systématique des poches des pauvres au profit des réseaux du pouvoir et du capital.
L’électricité n’est pas une marchandise de luxe, mais un droit fondamental pour une vie digne, le travail, l’éducation et les soins. En augmenter les prix signifie plus d’obscurité dans les foyers, plus de paralysie dans les petits ateliers, et plus de misère dans la vie des femmes et des hommes qui produisent tout dans ce pays et ne possèdent rien.
Le Courant de la Gauche Révolutionnaire en Syrie condamne et rejette cette décision injuste, et se tient aux côtés de toutes les initiatives populaires qui ont émergé sur les réseaux sociaux pour la rejeter. Nous saluons également les efforts appelant à une action protestataire pour défendre les droits des opprimés et des travailleurs, dont l’appel du Syndicat Indépendant des Travailleurs Syriens.
Nous affirmons que la manifestation organisée et responsable est un droit et un outil légitimes pour défendre les intérêts communs face aux politiques d’affamement, et nous considérons cette action comme une étape nécessaire dans un chemin plus large de résistance sociale contre les politiques néolibérales qui détruisent ce qui reste de l’infrastructure vitale du peuple.
Nous appelons tous les travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, ouvriers et ouvrières des usines et ateliers, employé(e)s des institutions, ainsi que les étudiant(e)s, enseignant(e)s, les travailleuses et travailleurs des services, de l’agriculture et des transports, et tous ceux qui vivent de leur effort quotidien et tous ceux qui rejettent cette réalité cruelle, à participer aux mobilisations populaires qui expriment notre volonté commune pour une vie digne de la dignité humaine, et pour une redistribution juste de la richesse et des ressources.
Car l’électricité, le pain, l’eau, l’éducation et la santé ne sont pas des privilèges à accorder, mais des droits à arracher par la lutte.
Rien ne changera tant que la voix des travailleuses et travailleurs, des laborieux et de toutes les catégories marginalisées et écrasées ne fera qu’un, et qu’ils s’organiseront ensemble pour défendre leurs intérêts communs contre toutes les formes de pillage, d’exploitation et d’oppression.
Ensemble pour la justice sociale et le droit à une vie digne.
Ensemble contre les politiques d’affamement et de hausse des prix.
Tout le pouvoir et la richesse au peuple.

