
Le Parti de la Gauche Révolutionnaire en Syrie condamne les agressions dont a été témoin la ville d’Al-Suqaylabiyah. Il les considère comme le prolongement d’une approche répressive systématique pratiquée par le pouvoir de fait — les vestiges d’Al-Qaïda menés par Al-Jolani et HTS — qui a reproduit les mêmes outils de tyrannie et de violence utilisés par l’ancien régime de la clique (le « Toghma »), bien que les slogans diffèrent.
Ce qui s’est passé n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans le cadre d’une structure autoritaire fondée sur le terrorisme et l’assujettissement de la société par la force des armes, tout en consacrant l’impunité. Cela s’accompagne d’une tentative de ce pouvoir d’imposer une division idéologique entre les Syriens, afin d’échapper à l’essence de la lutte des classes, où le pays est réduit à une réalité contrôlée par une minorité armée disposant des ressources de la Syrie face à une majorité appauvrie et privée de sa volonté.
Dans ce cadre, le Parti met en garde contre l’entraînement vers la violence civile, alimentée directement ou indirectement par un discours incendiaire et des pratiques poussant aux affrontements internes, afin de servir la stabilisation du contrôle et la raeproduction de l’hégémonie. La division sociale n’est pas une fatalité, mais un outil utilisé par ces autorités pour affaiblir toute possibilité d’action populaire indépendante.
De même, le Parti rejette catégoriquement la politique de désinformation et d’inversion des faits pratiquée par le pouvoir, ses bras médiatiques et ses laudateurs. Les tentatives de justifier les agressions à travers des récits qui criminalisent les victimes et les présentent comme des agresseurs se répètent, reflétant l’incapacité de ce pouvoir à faire face aux revendications des gens ou à reconnaître ses responsabilités.
Nous affirmons notre plein soutien aux protestations populaires contre la criminalité du pouvoir, qui ont éclaté à Al-Suqaylabiyah et dans plusieurs villes syriennes, ainsi que le droit des Syriens à manifester pacifiquement et à faire des sit-in, en tant que moyens légitimes de défendre la dignité et les droits, et de briser le silence imposé par la force.
Nous appelons à renforcer l’organisation politique indépendante et à construire des cadres collectifs capables de faire face à la répression, en unifiant les revendications populaires loin des alignements confessionnels ou ethniques imposés, ouvrant ainsi la voie à une alternative démocratique exprimant les intérêts du peuple syrien.
Faire face à la tyrannie, quelle que soit sa forme ou ses slogans, exige une conscience, une organisation et une volonté collective qui rejettent à la fois l’oppression et la violence civile, et ouvrent un horizon pour un changement réel fondé sur la liberté et la justice.
Tout le pouvoir et la richesse au peuple,
Parti de la Gauche Révolutionnaire en Syrie
28/03/2026

