
Gouvernorat d’Al-Hasakah : Des dizaines de déplacés de la ville de Ras al-Aïne ont organisé aujourd’hui un sit-in de protestation dans le camp de Washokani, pour dénoncer le lever des drapeaux turc et pakistanais sur les institutions officielles de la ville.
Les participants ont également exprimé leur rejet d’une proposition turque visant à acheter des maisons et des terres appartenant à des Kurdes forcés de quitter la ville, considérant cette mesure comme une violation de leurs droits et de leurs propriétés.
Les protestataires ont indiqué que le lever de drapeaux étrangers sur les institutions officielles et les propositions d’achat de propriétés menacent l’identité civile de la ville et augmentent les souffrances des déplacés qui vivent toujours dans des conditions forcées après avoir perdu leurs maisons et leurs terres.
Les déplacés ont appelé les autorités concernées et les organisations internationales à intervenir pour garantir leurs droits de retourner dans leur ville et de préserver leurs propriétés, avertissant que la poursuite de ces politiques pourrait accroître les tensions dans la région.
Dans le contexte des récents développements dans la région de Ras al-Aïne, le sit-in des déplacés pour protester contre le lever de drapeaux étrangers et les tentatives d’achat de leurs propriétés se présente comme une expression flagrante de la poursuite des politiques de marginalisation et de confiscation des droits fondamentaux de la population. Ces protestations sont également l’incarnation de la lutte des masses contre les politiques de domination étrangère et d’exploitation économique.
Le lever des drapeaux turc et pakistanais sur les institutions officielles de Ras al-Aïne représente une violation flagrante de la souveraineté populaire et approfondit la crise de l’identité civile de la ville. Les tentatives d’achat de maisons et de terres par des forces étrangères constituent une poursuite des politiques « contre-révolutionnaires » qui visent à démanteler le tissu social et économique de la société syrienne.
Par conséquent, la solution radicale aux problèmes des déplacés et des protestataires réside dans la construction d’un véritable système démocratique basé sur la décentralisation politique et la gestion de la société par ses propres enfants, tout en rejetant toute solution liée à des forces étrangères ou à des projets impérialistes. La solidarité populaire avec les luttes des déplacés, loin des interventions militaires qui compliquent davantage la situation, pousse vers une solution définitive à ce problème.
C’est pourquoi nous affirmons que la libération des masses ne se réalise qu’à travers l’organisation politique, syndicale et des droits de l’homme derrière un projet global de résistance qui restaure les droits et protège l’identité civile de la société syrienne.
Le Front Line
